|
Le mardi 19 février 2008
Adstock : les riverains surtaxés réclament plus de services
Ian Bussières
Le Soleil
Collaboration spéciale
Thetford Mines
Les riverains de six lacs situés dans la municipalité d’Adstock, en Chaudière-Appalaches, viennent de former un comité de citoyens afin de réclamer du conseil municipal une baisse de leur compte de taxes ou l’élargissement des services auxquels ils ont droit.
«Il y a entre 700 et 800 propriétaires riverains à Adstock sur un total de 2754 résidants permanents. Pourtant, nous payons près de 50 % des taxes et ne bénéficions d’aucun service à part la collecte des ordures et la bibliothèque municipale!» déplore Ghislain Jacques, porte-parole du Comité des citoyens des lacs d’Adstock.
Donc, pas de réseau d’aqueduc et d’égout, pas de lampadaire ni de déneigement pour les riverains des lacs du Huit, à la Truite, Bolduc, Rochu, Jolicoeur et d’une partie du Grand lac Saint-François. «Seules les artères principales sont déneigées. Le chemin pour aller au lac est déneigé aux frais des riverains!» poursuit-il.
C’est une hausse vertigineuse du rôle d’évaluation des riverains qui est responsable de cette situation. «En 2008, le rôle a augmenté de 35 % à 40 % pour les riverains, ce qui provoque une augmentation de notre compte de taxes variant de 400 $ à 900 $ alors que les résidants du village s’en tirent avec des hausses minimes puisque leur rôle d’évaluation n’a presque pas augmenté», signale M. Jacques.
Ce dernier craint même un exode des riverains. «Personne ne s’attendait à une telle hausse. Certains qui ont une maison en ville et un chalet au lac commencent à parler de vendre.»
Équité avec le village
Les riverains réclament du conseil une certaine équité avec les résidants du village. «Qu’on diminue notre compte de taxes ou alors qu’on nous fournisse des services, car, présentement, la personne qui paie 1000 $ de taxes au village n’a pas les mêmes services que celle qui en paie autant au lac!»
La mairesse d’Adstock, Hélène Faucher, a avoué hier qu’elle trouvait la situation préoccupante. «Je suis touchée par ce que les citoyens vivent, mais c’est généralisé au Québec pour les résidences situées en bordure des étendues d’eau. Il faut aussi comprendre que c’est la MRC et non la municipalité qui se charge de l’évaluation municipale», explique-t-elle en précisant qu’elle travaille avec la Fédération québécoise des municipalités à tenter de trouver une solution à ce problème d’envergure provinciale.
|